LE BIOCENTRISME FACE AUX AUTRES ISMES ANTRHOPOCENTRIQUES
9 septembre 2011(isme = système, doctrine)
Les ismes nous renvoient aux courants des pensées, des idéologies et des croyances. Les ismes anthropocentriques catégorisent et sectorisent les humains en créant des barrières mentales et des préjugés qui sont à la cause des fléaux qui minent la planète.
Avec leurs allures de conquérants, les ismes anthropocentriques utilisent tous les moyens pour réduire les autres en silence, chaque isme anthropocentrique cherche à se faire valoir provoquant ainsi la dégradation de la nature, l’épuisement des ressources, la disparition des autres espèces à la suite de la dégradation de leurs lieux de vie, la pauvreté, la famine, le chômage, la discrimination, l’exclusion…
Le choix politique, économique, philosophique, et même alimentaire renferme les humains dans des ismes qui s’entredéchirent et provoquent souvent le mépris des uns envers les autres.
Les istes qui sont des adeptes, des membres, des militants, des croyants et même des fanatiques des ismes anthropocentriques, ne cessent même au prix des vies, d’imposer leurs visions et conceptions du monde aux autres. Les istes anthropocentriques pensent détenir le monopole de la vérité existentielle et même de la supériorité. Pire encore ils se tapent la supériorité et s’autoproclament peuples
aériens lorsqu’ils brandissent les stéréotypes sur les couleurs de
peau, l’appartenance à certaines nations, régions, tributs ou
familles. Les autres n’étant que la misère du monde à leurs yeux. Ils se hissent au sommet des vivants et disposent de la vie des autres espèces à leur guise.
Tous ces ismes anthropocentriques s’imposent par la force, et
ignorent la force du temps.
Mais le biocentrisme par sa démarche, se démarque de ces ismes anthropocentriques. Son éthique et ses valeurs intrinsèques prônent la considération mutuelle, la non violence, l’interactivité, la diversité et la solidarité entre les êtres vivants sensibles.
Le biocentrisme ne s’impose pas, il respecte le libre arbitre mais s’évertue à présenter les dangers de chaque décision prise au niveau personnel et sociétal. Il oriente les humains à faire de la vie sous ses formes diversifiées la priorité des priorités et la préoccupation de toutes les préoccupations.
Le biocentrisme ne dirige personne vers aucune religion par ce qu’il
transcende les croyances religieuses, il n’a ni temple, ni église, ni
mosquée et même pas un gourou, un imam, un pasteur ou un prêtre. Le
biocentrisme amène chacun face à sa conscience dans ses choix quotidiens.
Le biocentrisme prône un éveil ou une ouverture de conscience pour permettre à chacun de comprendre ses faits et gestes ainsi que leurs impacts, positifs et négatifs.
Le biocentrisme n’est pas synonyme d’un choix alimentaire, mais il présente les dangers des aliments issus de l’agriculture conventionnelle et de la modification des patrimoines génétiques.
Il averti les consommateurs de ces aliments des risques de l’empoissonnement de leur organisme et de l’environnement par les toxines des intrants chimiques (cancers de colon responsables de 90% des maladies mortelles, de la stérilité etc…). Il présente également les effets néfastes des OGM sur la santé et l’environnement. De même,
il ne laisse pas inaperçu les dangers de la consommation des dépouilles mortelles ou cadavres des animaux, ces animaux sur qui l’on injecte des hormones chimiques, qui se retrouvent après un copieux repas dans le gros intestin de celles et de ceux qui les
consomment avec une toxicité supérieur aux produits agricoles, provoquant ainsi une chaîne des maladies.
Le biocentrisme étale à la lumière l’agressivité des humains envers les animaux, dans les corridas, dans les laboratoires d’expérimentation scientifiques et surtout dans les abattoirs. Il évoque aussi les conséquences de l’élevage industriel sur le
réchauffement climatique, par l’émission de gaz à effet de serre, l’abattage des forêts pour la culture des céréales destinés aux animaux, l’accaparement des terres avec pour conséquence directes les guerres tribales, la famine dans le monde, le manque d’eau.
Ainsi le biocentrisme oriente vers un refus de consommer le fruit de la souffrance animale et la perturbation climatique responsables des fléaux qui minent le monde, causant une multitude de pertes de vies humaines et non humaines. Remplir l’assiette avec ces produits, c’est participer à la destruction de la planète et à la perte de milliers de vies (la corne de l’Afrique en est une illustration éloquente de cette
complicité)
Le biocentrisme croit à la force de temps, il laisse le temps au temps pour qu’un grand nombre comprenne le choix à faire et la voie à suivre. Confiant à la dictature verte qui se pointe à l’horizon pour mettre fin à l’orgueil de l’espèce homo sapiens qui ne cesse de transformer ce monde en un royaume des dégénérés. Le biocentrisme fait
sa route lentement mais surement.
Comme Jean- Claude Hubert l’a souvent dit :« le biocentrisme est la voie qui permet de concilier et d’harmoniser les besoins et les ressources et peut-être surtout garantir l’indispensable coévolution des espèces. Cette nouvelle voie est la voie du vivant, la voie de l’’exigence de respecter et de faire respecter le vivant et l’être
sensible humain et animal».
Voilà pourquoi l’Association ASOL, le Cercle de réflexion et d’Action TOUS VIVANTS, l’Association Démographie Responsable, l’Association Concertation Ecologique France Afrique France collaborent avec
l’Association des Volontaires pour le Développement, le MJUDA, le
Mouvement des Verts Ivoiriens et le réseau Groupe de Réflexion des Organisations Ecologistes du Continent Africain pour la promotion du biocentrisme tout en respectant le progrès de tous vers une évolution de conscience.
Ainsi, l’Association ASOL prône le biocentrisme, elle ne fait acception (aucune restriction) de personne, elle ne tient pas compte des ismes de qui que ce soit, elle croit que chaque vivant a le droit d’être informé et conscientisé pour évoluer vers le biocentrisme qui est à la fois une innovation et une révolution des pensées.
Celles et ceux qui pensent agir pour une société biocentriste sont invités (e) à se joindre à nous. Partout où se trouve ASOL, se trouvera aussi TOUS VIVANTS, CEFAF, DEMOGRAPHIE RESPONSABLE et AVD.
Pour une même cause, il est temps pour nous de serrer nos rangs, nos coudes et de viser le respect des vivants humains et non humains.
Faisons la différence entre les démarches du biocentrisme et de ces ismes anthropocentriques ou encore ces idéo-philosophico-religieux qui se révèlent en fait n’être que des promoteurs de misères et d’injustices, de famines et de mort.
Ruben BOSSENDJU (Ecologiste Africain Biocentriste)
TOUS VIVANTS AFRIQUE
ASOL- -AVD- CEFAF
Réseau GROETO et Réseau GROECAF
DEMOGRAPHIE RESPONSABLE Burkina Faso-Togo
Courriel : greto12@gmail.com
Ensemble pour la Survie de la Terre, et la Protection de la Vie
Humaine et Non Humaine






